Lesson 2

The Crime Scene: Lockdown, Seizure, and Evidence (Articles 87–97)

La scène du crime : confinement, saisie et preuves (Articles 87–97)

Sèn krim nan : konfinnman, sezi, ak prèv (Atik 87–97)

Lesson Content

Securing the Scene and Preserving Evidence

When a flagrant crime occurs, the investigation must move swiftly. Articles 87–97 lay out the detailed procedures for securing the crime scene, collecting physical evidence, and preserving the chain of custody — procedures that in many ways anticipate modern forensic practice.

The Scene Investigation

In flagrant delict cases, the parish lieutenant de juge must have himself escorted by the maréchaussée and proceed without any delay to the scene to draw up the necessary procès verbaux. His purpose: to establish the corps du délit, its condition, the state of the premises, and to receive the declarations of persons present or able to provide information or indications about the crime (Art. 87).

In such cases, relatives, neighbors, agricultural workers, servants, or domestics presumed to be able to provide clarification may be called to the procès verbal without formal summons, and asked to declare what they know. The lieutenant de juge receives each declaration separately. All declarations are signed at the bottom of each page by the lieutenant de juge and the declarant, if they can sign; otherwise, mention is made (Art. 88).

Scene Lockdown

The lieutenant de juge may order that no one leave the house or move away from the plantation until his procès verbal is completed. Any person who violates this order, if they can be seized, will immediately be brought to the parish ban du roi and detained for fifteen days, in addition to a fine of twenty-five gourdes — not counting other costs of detention, capture, and escort (Art. 89). This is an extraordinarily powerful provision, giving the investigating judge effective lockdown authority over an entire plantation or household during the investigation.

Seizure of Physical Evidence

Weapons, instruments, and all other objects that appear to have been used to commit the crime, to be its product, or that may serve to reveal the truth, are seized by the judge. If the accused has been arrested, the judge presents these objects to the accused and asks him to explain their use — how and why these weapons or objects are found at the scene at the very moment of the crime. The judge draws up a procès verbal of all this, signed at the bottom of each page by the judge and the accused (if able to sign), with the jurisdictional seal applied to the represented objects (Art. 90).

If the accused is not present, the seized objects are inventoried and placed in a box or bag, the closure of which the judge seals with a paper band bearing his seal at both ends (Art. 91).

Searching the Accused's Home

If the nature of the crime suggests that proof may be found among the papers, documents, and effects in the accused's possession, the judge goes immediately to the accused's home to search for whatever he deems useful to discover the truth (Art. 92). If the accused is domiciled in another parish, the judge notifies the lieutenant de juge of that parish, who must carry out the search without delay (Art. 93). The delegated judge seizes papers or effects that may serve for conviction or discharge and draws up a procès verbal (Art. 94). This procès verbal is sent under seal, with the seized papers and effects, to the judge of the place where the crime was committed (Art. 95).

Preserving the Chain of Custody

All seized objects — including those presented to the accused — are closed and sealed if they cannot bear written characters. They are placed in a vessel or bag, the closure of which the judge seals with a paper band at both extremities (Art. 96).

The operations prescribed by Articles 87, 88, 89, 90, 92, and 96 must be performed in the presence of the accused if arrested. The objects are presented to the accused to recognize and countersign them if applicable; if the accused refuses or cannot write, this is noted in the procès verbal (Art. 97).

Sécuriser les lieux et préserver les preuves

Lorsqu'un crime flagrant se produit, l'investigation doit agir rapidement. Les articles 87 à 97 définissent les procédures détaillées pour sécuriser la scène du crime, collecter les preuves matérielles et préserver la chaîne de possession — des procédures qui, à bien des égards, anticipent les pratiques médico-légales modernes.

L'investigation sur les lieux

En cas de flagrant délit, le lieutenant de juge de la paroisse se fait escorter de la maréchaussée et se transporte sans aucun retard sur les lieux pour y dresser les procès verbaux nécessaires. Son objectif : constater le corps du délit, son état, celui des lieux, et recevoir les déclarations des personnes présentes ou pouvant donner des renseignements ou indices sur le fait (Art. 87).

Dans ce cas, les parents, voisins, agriculteurs, serviteurs ou domestiques présumés en état de donner des éclaircissements peuvent être appelés au procès verbal sans assignation, et interpellés de déclarer ce qui est à leur connaissance. Le lieutenant de juge reçoit chaque déclaration séparément. Les déclarations sont signées au bas de chaque page par le lieutenant de juge et les déclarants, s'ils savent signer ; sinon, il en est fait mention (Art. 88).

Confinement des lieux

Le lieutenant de juge peut faire défense que quiconque sorte de la maison ou s'éloigne de l'habitation jusqu'à la clôture de son procès verbal. Tout contrevenant, s'il peut être saisi, sera sur-le-champ conduit au ban du roi de la paroisse, où il sera détenu pendant quinze jours, indépendamment d'une amende de vingt-cinq gourdes — sans préjudice des autres frais de détention, de capture et de conduite (Art. 89). C'est une disposition extraordinairement puissante, donnant au juge un pouvoir de confinement effectif sur toute une habitation ou maisonnée pendant l'investigation.

Saisie des preuves matérielles

Les armes, instruments et tous autres objets qui paraissent avoir été destinés à commettre le crime, en avoir été le produit, ou pouvant servir à la manifestation de la vérité, sont saisis par le juge. Si l'accusé a été arrêté, le juge lui représente ces objets et l'interpelle de s'expliquer sur leur usage — comment et pourquoi ces armes ou objets se trouvent sur les lieux au moment du délit. Le juge dresse procès verbal du tout, signé au bas de chaque page par le juge et le prévenu (s'il sait signer), avec le sceau de la juridiction appliqué sur les objets représentés (Art. 90).

Si le prévenu n'est pas présent, les objets saisis sont inventoriés et mis dans une boîte ou sac, sur la fermeture de laquelle le juge applique une bande de papier avec son sceau aux deux bouts (Art. 91).

Perquisition au domicile de l'accusé

Si la nature du crime laisse présumer que la preuve puisse s'acquérir par les papiers, pièces et effets en possession du prévenu, le juge se transporte sur-le-champ au domicile du prévenu pour y faire la recherche de tout ce qu'il juge utile (Art. 92). Si le prévenu est domicilié d'une autre paroisse, le juge en donne aussitôt avis au lieutenant de juge du domicile, qui est tenu d'effectuer la perquisition sans aucun retard (Art. 93). Le juge délégué se saisit des papiers ou effets pouvant servir à conviction ou à décharge et en dresse procès verbal (Art. 94). Ce procès verbal est envoyé sous cachet, avec les papiers et effets saisis, au juge du lieu du délit (Art. 95).

Préserver la chaîne de possession

Tous les objets saisis — même ceux présentés au prévenu — sont clos et cachetés s'ils ne peuvent être empreints de caractères d'écritures. Ils sont mis dans un vase ou sac, à la fermeture duquel le juge attache une bande de papier scellée de son sceau aux deux extrémités (Art. 96).

Les opérations prescrites par les articles 87, 88, 89, 90, 92 et 96 sont faites en présence du prévenu s'il a été arrêté. Les objets lui sont représentés pour les reconnaître et les parapher ; au cas de refus ou d'impossibilité d'écrire, il en est fait mention au procès verbal (Art. 97).

Sekirize lye yo e prezève prèv yo

Lè yon krim flagram rive, envestigasyon an dwe aji rapid. Atik 87 a 97 defini pwosedi detaye pou sekirize sèn krim nan, kolekte prèv fizik, ak prezève chèn posesyon an — pwosedi ki, nan plizyè fason, antisipe pratik modèn syans kriminèl.

Envestigasyon sou lye a

Nan ka flagram deli, lyetnan de jij pawas la fè eskòte li pa marechoze a e transpòte tèt li san okenn reta sou lye a pou drese pwosè vèbal ki nesesè yo. Objektif li : konstate kò deli a, eta li, eta lye a, e resevwa deklarasyon moun ki te prezan yo oswa ki ka bay ransèyman oswa endis sou zafè a (Art. 87).

Nan ka sa a, paran, vwazen, agrikilè, sèvitè oswa domestik ki prezime ka bay eklèsisman ka rele nan pwosè vèbal la san asiyasyon fòmèl, e yo entèpele pou deklare sa yo konnen. Lyetnan de jij la resevwa chak deklarasyon apa. Deklarasyon yo siyen anba chak paj pa lyetnan de jij la ak moun ki deklare a, si yo konnen siyen ; sinon, yo fè mansyon (Art. 88).

Konfinnman lye a

Lyetnan de jij la ka fè defans pou pèsonn sòti nan kay la oswa alwanye de abitasyon an jouk pwosè vèbal li fini. Tout moun ki vyole lòd sa a, si yo ka sezi li, pral touswit kondwi nan ban du wa pawas la, kote li pral deteni pandan kenz jou, anplis yon amann vennsenk goud — san konte lòt fre detansyon, kaptire, ak konduit (Art. 89). Sa se yon dispozisyon ekstraodinèman pwisan, ki bay jij envestigatè a otorite konfinnman efektif sou yon abitasyon oswa kay antye pandan envestigasyon an.

Sezi prèv fizik

Zam, enstriman, ak tout lòt objè ki parèt te destine pou komèt krim nan, ki parèt te pwodwi li, oswa ki ka sèvi pou revele verite a, sezi pa jij la. Si akize a te arete, jij la prezante objè sa yo bay akize a e mande li eksplike itilizasyon yo — kijan ak poukisa zam oswa objè sa yo sou lye a nan moman deli a. Jij la drese yon pwosè vèbal de tout sa, ki siyen anba chak paj pa jij la ak prevni a (si li konnen siyen), ak so jiridiksyon an ki aplike sou objè ki reprezante yo (Art. 90).

Si prevni a pa prezan, objè ki sezi yo envantorye e mete nan yon bwat oswa sak, sou fèmti a jij la aplike yon bann papye ak so li nan toude bout (Art. 91).

Fouy nan kay akize a

Si nati krim nan fè prezime ke prèv la ka jwenn nan papye, pyès, ak efè ki nan posesyon prevni a, jij la transpòte tèt li touswit nan domisil prevni a pou fouy pou tout sa li jije itil pou dekouvri verite a (Art. 92). Si prevni a domisilye nan yon lòt pawas, jij la avize touswit lyetnan de jij domisil prevni a, ki oblije fè pèkizisyon an san okenn reta (Art. 93). Jij delege a sezi papye oswa efè ki ka sèvi pou konviksyon oswa dechaj e drese yon pwosè vèbal (Art. 94). Pwosè vèbal sa a voye sou kachè, ak papye ak efè ki sezi yo, bay jij lye krim nan (Art. 95).

Prezève chèn posesyon an

Tout objè ki sezi — menm sa ki prezante bay prevni a — fèmen e kachte si yo pa ka pote karaktè ekriti. Yo mete nan yon vaz oswa sak, sou fèmti a jij la tache yon bann papye li sele ak so li nan toude ekstremite (Art. 96).

Operasyon ki preskri pa Atik 87, 88, 89, 90, 92, ak 96 yo dwe fèt an prezans prevni a si li te arete. Objè yo prezante bay prevni a pou li rekonèt yo e parafe yo si gen lye ; nan ka refi oswa enposibilite pou ekri, yo fè mansyon nan pwosè vèbal la (Art. 97).

Quiz

1. What power does Article 89 give the lieutenant de juge during a crime scene investigation? Quel pouvoir l'article 89 donne-t-il au lieutenant de juge pendant une investigation sur les lieux ? Ki pouvwa Atik 89 bay lyetnan de jij la pandan yon envestigasyon sou lye krim nan ?

2. How are seized objects preserved when the accused is not present? Comment les objets saisis sont-ils conservés lorsque l'accusé n'est pas présent ? Kijan yo prezève objè ki sezi yo lè akize a pa prezan ?

3. What penalty does a person face for leaving the scene during the investigation in violation of Article 89? Quelle peine encourt une personne qui quitte les lieux pendant l'investigation en violation de l'article 89 ? Ki pèn yon moun fè fas lè li kite lye a pandan envestigasyon an an vyolasyon Atik 89 ?